Le patrimoine de Saint-Didier-des-Bois
Bâtiments, monuments et lieux remarquables qui font l'identité de la commune.
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MonumentLe monument aux morts
« Aux enfants de Saint-Didier-des-Bois morts pour la France » : telle est l’inscription gravée dans la pierre de ce monument, érigé en 1919 à la mémoire des soldats morts au combat durant la Première Guerre mondiale. Le monument aux morts Figurent sur ce monument : | Guerre de 1870 | Première Guerre mondiale | Seconde Guerre mondiale | |---|---|---| | DELAMARE Victor (1870) | COUDRAS Louis (1914) | GOUAS Alexandre (1944) | | ROUSSEL Ernest (1871) | BIDOIS Joseph (1914) | DIENIS Roland (1945) | | | TISSERAND Georges (1914) | BEZIN Roland | | | BRIFFAUT Émile (1914) | | | | SOYET Pierre (1915) | | | | ZABIN Marie (1915) | | | | LUCE Joseph (1916) | | | | LETEILLIER Marcel (1917) | | | | BERTHELIN Georges (1917) | | | | REMOND Léonce (1918) | | | | LEVIEUX Marcel (1918) | | | | DARCY Auguste (1918) | |
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MonumentLa stèle des aviateurs américains
Cette stèle, posée non loin du monument aux morts, à quelques mètres du porche de l'église, rappelle un événement tragique survenu durant la Seconde Guerre mondiale dans notre commune, et dans ce périmètre précisément. Cela se passait le 10 juillet 1943. Un jour de fête qui tourne au drame Tout commence comme un jour de fête puisque c'est le jour de la distribution des prix pour les élèves de la classe unique de Mme Gabrielle Caron, institutrice à Saint-Didier-des-Bois. Tout à coup, dans un infernal vrombissement, une vague de 27 bombardiers de type B17 F (forteresses volantes) du 95th Bomb Group approche et survole notre village. Cette flotte avait initialement pour mission le bombardement d'entrepôts du Bourget et de son aéroport, en région parisienne. N'ayant pu opérer à cause des nuages trop bas qui auraient rendu l'opération hasardeuse, elle avait fait demi-tour et rejoignait sa base en Angleterre, suivant la ligne des aéroports secondaires d'Évreux et Rouen. À l'approche de Saint-Didier-des-Bois, les avions essuient des tirs de DCA dont une batterie est basée à Montaure. Un Boeing B-17 Flying Fortress du 95th Bomb Group, semblable au « Slightly Dangerous ». L'attaque La formation vole à 7 600 m d'altitude avec, à sa tête, le « Slightly Dangerous », nom du B17 immatriculé 230705, lorsqu'elle est attaquée par les chasseurs de la Luftwaffe. Volant à cette époque sans escorte, les formations de B17, qui possèdent un puissant armement de défense, s'attendent constamment à ce genre d'attaques surprises. Le copilote Mac Cowen, dans l'avion de tête, voit arriver sept à huit chasseurs Messerschmitt de type ME109 (aussi appelés Bf 109) qui ouvrent le feu sur son appareil. Un chasseur Messerschmitt Me 109 (Bf 109), modèle utilisé par la Luftwaffe pour l'attaque. Celui-ci est touché sur deux de ses moteurs qui prennent feu. Il se trouve immédiatement en difficulté, perd rapidement de l'altitude et de la vitesse. Le crash est inévitable car l'avion est en train de se désintégrer sous les vibrations, puis sous les explosions. Des habitants de La Haye-Malherbe voient des parachutes s'ouvrir, d'autres se mettre en torche. Une pluie de matières incandescentes s'abat sur notre village tandis qu'un énorme morceau de fuselage tombe non loin du monument aux morts. Dans la chute de l'avion, une mitrailleuse de fort calibre se détache de la carlingue et traverse, en tombant, la toiture d'une maison de la rue de la Baronnerie. Le crash Des corps atrocement mutilés sont retrouvés çà et là. À l'intérieur de la queue de l'avion, un jeune mitrailleur de dix-huit ans a perdu la vie, comme cinq autres des dix hommes qui composaient l'équipage de ce bombardier. L'un est tombé de l'appareil et s'est écrasé dans le jardin de M. Meslin ; le pilote, quant à lui, est trouvé carbonisé aux commandes du B17, dont une grosse partie est tombée dans le vallon situé derrière la rue de la Baronnerie. Par miracle, les bombes contenues à l'intérieur de l'appareil n'ont pas explosé. Cet avion qui, comme les autres bombardiers de la mission, se dirigeait vers un objectif, en contenait en effet plusieurs tonnes. Une explosion de la cargaison lors du crash aurait provoqué un véritable carnage. Transport du corps d'un aviateur tombé dans le jardin de M. Meslin. Les survivants et la solidarité des habitants Tout Saint-Didier a assisté au drame ; cependant, rares sont ceux qui ont vu des parachutes s'ouvrir lors de la chute de l'appareil. Ces rescapés du drame sont MM. Hardink et Ruska ainsi que deux autres membres de l'équipage. Le premier sera pris en charge par Adonat Mercier et Fernand Prévost, garagiste à Saint-Didier. Le second, retrouvé au pied d'un pommier en flammes dans le bas du chemin d'Argeronne, le sera par Germaine Diénis et sa sœur Andrée, aidées par Albert Bécherel. Germaine fera disparaître le parachute en le jetant dans les flammes, ce qui incitera les Allemands, qui ne retrouveront que des débris, à penser que son utilisateur est mort brûlé. Les deux autres survivants seront rapidement retrouvés par les soldats allemands, faute d'avoir pu être cachés par la population. Hardink pourra rejoindre l'Espagne par un réseau de résistance. Paul Ruska, qui était radio dans le bombardier, séjournera dans la maison Diénis mais, dénoncé au bout de six mois, il devra fuir. Il reviendra rapidement à Saint-Didier-des-Bois où il sera caché par Mme Mouchard. Un jeune résistant se chargera alors de le rapatrier vers l'Angleterre. La tentative échouera et Paul Ruska sera arrêté. Accusé d'espionnage, il sera sauvé une seconde fois par Germaine Diénis, qui aura la perspicacité d'aller déterrer les vêtements d'aviateur qu'elle avait cachés, prouvant ainsi l'identité de l'homme arrêté. Cela permettra de donner à Paul Ruska le statut de prisonnier de guerre et lui évitera la déportation et une mort probable. Paul Ruska, opérateur radio du B17 « Slightly Dangerous », unique rescapé revenu à Saint-Didier-des-Bois. L'équipage du B17 « Slightly Dangerous ».2ème rang, de gauche à droite : Sgt Paul Ruska (opérateur radio, rescapé), Sgt Leonard Budnick (mitrailleur de tourelle, tué), Sgt Jenning Liller (mitrailleur, rescapé), Sgt Edwin Harmon (mitrailleur de queue, tué), Sgt John Luttrell (mitrailleur, tué), Sgt Donald Harding (mitrailleur de tourelle, rescapé).1er rang, de gauche à droite : Lt Donald Mc Mullen (navigateur, tué), Lt James Sarchet (pilote, tué), Lt Robert Mc Cowen (co-pilote, rescapé), Lt Arthur Price (bombardier, tué). Le retour de Paul Ruska en 1973 Paul Ruska est venu à Saint-Didier-des-Bois en mai 1973. Une cérémonie avait été organisée à la mairie par M. André Dupuy, alors maire de la commune. Nombre de gens s'en souviennent : ceux qui avaient été témoins du drame bien sûr, mais aussi les autres, car des choses fortes s'étaient passées ce jour-là, mélange d'émotion partagée, de joie, de respect. Comme l'avait écrit dans son article un journaliste rendant compte à la presse : Les belles scènes humaines sont comme les œuvres d'art, elles ne se commentent pas, elles se contemplent en silence, presque religieusement. On ne riait pas jeudi soir à Saint-Didier, on souriait, émus… Ce jour-là, Mme Micheline Laurent avait offert à ce vétéran un couvercle de casserole que son père avait fabriqué en 1943 avec un morceau de carlingue de l'avion abattu. Mme Paulette Branchu, elle, lui avait offert des balles provenant des mitrailleuses du B17. Une plaque commémorative était déjà fixée au coin de la rue du 11 Novembre, sur le mur d'une propriété, à l'endroit même où était tombé le plus gros morceau du fuselage arrière. L'inauguration de la stèle en 1998 Pour la troisième fois, Paul Ruska est revenu à Saint-Didier-des-Bois le 9 mai 1998 pour l'inauguration de la stèle, posée à l'initiative de Mme Andrée Dujancourt et sur laquelle sont gravés les noms suivants : - Lieutenant J. SARCHET - Lieutenant A. PRICE - Lieutenant D. Mc MULLEN - Sergent E. HARMAN - Sergent J. LUTTRELL - Sergent E. BUDNIK Cérémonie d'inauguration de la stèle, 9 mai 1998. Comme le monument aux morts, la stèle est fleurie lors de chaque commémoration du 8 mai et du 11 novembre. Sur les six victimes de ce drame, deux ont rejoint leur mère patrie, les États-Unis, afin d'y être inhumées. Leurs quatre autres frères d'armes reposent en terre française parmi les 9 387 militaires du cimetière américain de Colleville-sur-Mer. La dernière visite en 2002 Paul Ruska est venu pour la dernière fois à Saint-Didier-des-Bois le 4 juillet 2002. Une cérémonie du souvenir a réuni autour de la stèle notre hôte américain et son épouse Juliann, Mme Andrée Dujancourt (une des sœurs Diénis), M. François Loncle, notre député, M. Christian Lemaire, conseiller général, M. Émile Lenoble, président départemental de l'Union des anciens combattants, M. Joël Baude, maire de Saint-Didier-des-Bois, et le conseil municipal, ainsi que de nombreux habitants de la commune. Cérémonie du souvenir autour de la stèle, 4 juillet 2002. Ce vétéran a aujourd'hui un peu plus de 88 ans et vit à Abilene, Texas. Article rédigé par Joël Baude, maire de Saint-Didier-des-Bois, sur la base d'articles de journaux et sur la foi des souvenirs fiables et encore très présents d'une habitante de Saint-Didier-des-Bois qui a directement vécu ce tragique événement.
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BâtimentL'église
Un édifice du XVIIe siècle L’église de Saint-Didier-des-Bois (ou Saint-Désir-des-Bois dans une plus ou moins lointaine appellation) date du XVIIe siècle. La construction est principalement faite de silex et de briques. On y trouve également quelques blocs de pierre blanche. Son clocher bien particulier se termine par un lanternon octogonal, lui-même surmonté d’une flèche dont la taille a varié au cours des réfections qu’elle a subies. On peut observer ces modifications en comparant les cartes postales anciennes avec les photos actuelles. Le clocher servait autrefois de tour de guet. À l’extrémité donnant sur la rue d’Elbeuf, une niche abrite une statue de saint Didier. Sous le porche, au-dessus de la porte d’entrée, on remarque un écusson peint représentant la litre d’un des barons de Saint-Didier-des-Bois, et qui se blasonne ainsi : « D’argent au chevron de gueules, accompagné en chef de deux quintefeuilles d’azur et, en pointe, d’une aiglette de même. » Source : Jean-Claude Delcroix, « Histoire de Saint-Didier-des-Bois ». Le puits de l’église Comme le précise le panneau d’information situé près du porche d’entrée, la particularité de l’église de Saint-Didier-des-Bois réside en un puits situé à l’intérieur de l’édifice, dans le chœur. La margelle, construite en 1950 pour des raisons de sécurité, a remplacé la grille métallique qui était située à même le sol. Ce puits de 0,56 m de diamètre et de 6 m de profondeur contient toujours de l’eau. Celle-ci, selon les anciens, offrait la particularité de guérir les fièvres. Ceci amenait donc autrefois les fidèles à considérer l’église de Saint-Didier-des-Bois comme un lieu de pèlerinage. Statues et mobilier L’église renferme un certain nombre de statues, dont quelques-unes sont en bois sculpté (voir galerie). De chaque côté de la nef se dressent deux petits autels de bois peint. Au-dessus du maître-autel se trouve une reproduction de l’Assomption de Murillo, datant de 1860 et portant la mention « Donné par l’Empereur ». Deux statues identiques encadrent cette peinture : il s’agit des évêques saint Irénée et saint Didier. Dans le chœur, on peut voir un imposant lutrin datant du début du XVIIIe siècle. Il représente un aigle dont les ailes déployées reçoivent les ouvrages. Une petite châsse renferme des fragments d’ossements qui auraient appartenu à saint Didier. La confrérie de charité et saint Roch Comme de nombreuses communes de l’Eure, la commune de Saint-Didier-des-Bois eut en son temps sa confrérie de charité. Tradition remontant au Moyen Âge et particulièrement préservée dans le département de l’Eure, les confréries de charité se composaient d’associations de paroissiens. Les charitons s’occupaient des funérailles des vieux isolés et des indigents dans les villages. L’institution fut supprimée à la Révolution dans les grandes villes, mais se maintint dans les campagnes. Chaque confrérie de charité était attachée à une paroisse et se distinguait par une bannière particulière. Dans l’église, une armoire renferme trois bannières de ce qui fut la confrérie de charité de Saint-Didier-des-Bois. Créée en 1829, elle officiera jusqu’au début du XXe siècle. Arborant le titre de Société de Saint-Roch, on ne trouve plus trace de son activité à compter de 1902. Il est à noter qu’une statue de saint Roch trône également dans l’église. On reconnaît saint Roch à son bâton de pèlerin (le bourdon) qu’il tient à la main et sur lequel est attachée une gourde. Un chien se tient toujours à ses côtés. Il figure celui qui lui apporta quotidiennement, en forêt de Plaisance et alors qu’il tentait de se guérir de la peste, un pain volé sur la table de son maître. Il relève un pan de sa cape pour faire voir la plaie qu’il a à la jambe, des suites de la peste noire qu’il avait attrapée à Plaisance. Saint Roch est le patron des cardeurs. Le nom de la confrérie de Saint-Didier a-t-il un lien avec cette spécificité ? Tout porte à le croire, d’autant plus qu’il est connu que la commune de Saint-Didier-des-Bois abritait de nombreux ateliers textiles aux XVIIIe et XIXe siècles : tisserands, cardeurs, tondeurs, fileurs, toiliers, qui travaillaient pour le compte des usines textiles d’Elbeuf et de Louviers.
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BâtimentL'école
1850 : la première école L’école de Saint-Didier-des-Bois fut construite en 1850. Il s’agissait d’une bâtisse avec étage et grenier. Construite avec les matériaux traditionnels de l’époque (silex, briques et ardoises), elle abritait l’école et le logement de fonction de l’instituteur, ainsi que la mairie. Au rez-de-chaussée se trouvaient la seule et unique salle de classe et la cuisine. L’étage comprenait la mairie et les pièces réservées au logement de l’instituteur. Entre le bâtiment, situé à une quinzaine de mètres de la rue, et celle-ci s’étendait un jardin potager planté d’arbres fruitiers : c’était le jardin du « maître d’école ». L’ancienne école 1956 : un nouveau bâtiment Un nouveau bâtiment scolaire fut construit et inauguré en 1956. L’école de Saint-Didier-des-Bois comptait alors deux classes. L’école en 1970, vue par un jeune instituteur Un instituteur tout juste sorti de l’École normale et arrivant à Saint-Didier-des-Bois pour sa première affectation pouvait ainsi découvrir l’école en 1970. Le bâtiment le plus récent abritait la classe des CE2, CM1 et CM2. Il comportait en plus un préau et des toilettes à la turque. Un WC avec cuvette était réservé en tant que toilettes du directeur et de sa famille : il n’y avait en effet pas de toilettes dans son logement, situé dans l’ancienne bâtisse. Dans celle-ci, la classe recevait les enfants de section enfantine, CP et CE1. Le sol était constitué d’un plancher hors d’âge, dont la partie la plus pourrie était cachée par une petite estrade. Il flottait dans cette classe une odeur de vieux bois lavé, de vieux pupitres (qui étaient boulonnés dans le sol) et de fuel (car il y avait aussi un poêle). Au beau milieu de cette salle de classe s’élevait un pilier métallique. Il avait été ajouté pour soutenir le plancher de la salle de mairie située juste au-dessus. Celui-ci avait en effet donné de sérieux signes de faiblesse un soir d’élections, alors que le public était venu un peu trop nombreux pour assister au dépouillement. Certaines et certains se reconnaîtront peut-être sur cette photo prise dans la vieille classe en 1973. La vieille classe en 1973 1971-1979 : naissance du groupe scolaire Gabrielle Caron Suite à la création d’une troisième classe en 1971, une nouvelle construction fut commencée. Cette nouvelle classe fut donc construite dans le prolongement du préau, sur la partie créée en 1956. Provisoirement, et en attendant l’achèvement des travaux, une génération d’enfants suivit la classe pendant un an dans la salle des mariages de l’actuelle mairie. Puis, la commune prenant rapidement de l’importance par la réalisation de lotissements, la création de nouveaux locaux scolaires devint inévitable. De nouvelles constructions s’élevèrent et donnèrent l’aspect du groupe scolaire que nous connaissons actuellement : une aile réservée à une classe maternelle et une classe primaire, l’autre aile renfermant le logement de fonction du directeur, d’une part, et une grande pièce prévue pour être aménagée en second logement de fonction si nécessaire, d’autre part. Il est à noter que cette construction se réalisa autour de l’ancienne bâtisse, toujours debout et fonctionnelle. Dès que les nouvelles constructions furent terminées et le déménagement réalisé, le vieux bâtiment d’école fut rasé, en 1979. Le nouveau groupe scolaire à quatre classes fut inauguré par le préfet et baptisé « Groupe scolaire Gabrielle Caron », du nom de cette institutrice qui fit sa carrière dans la classe unique de l’école de la commune et qui fut, de plus, comme de nombreux instituteurs de campagne à l’époque, secrétaire de mairie. Les extensions suivantes Par la récupération de la pièce prévue initialement pour l’aménagement d’un second logement de fonction, le groupe scolaire passa à cinq classes. La construction de la cantine et de la cuisine fut ensuite projetée et réalisée bénévolement par les membres du conseil municipal en place, aidés par les bonnes volontés du village. À la création de la deuxième classe maternelle, il fallut avoir recours à une classe préfabriquée, qui fut dressée sur le terrain de sport. L’école passa alors à six classes. [Photos : le groupe scolaire aujourd’hui] Voir l'école Gabrielle Caron aujourd'hui → Inscriptions, effectifs, calendrier scolaire et vie de l'école sur la page école.
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BâtimentLa mairie
Le bâtiment qui abrite la mairie de Saint-Didier-des-Bois n'a pas toujours été un lieu administratif. Il fut d'abord le presbytère du village, occupé par le prêtre de la paroisse. Le presbytère restera longtemps la résidence du curé, puis sera loué en deux appartements dont les locataires occuperont respectivement le rez-de-chaussée et l'étage. Son architecture a évolué en plusieurs étapes marquantes, du XIXe siècle jusqu'aux extensions modernes des années 2000. L'aspect d'origine jusqu'en 1888 Le montage ci-dessous montre l'aspect que pouvait avoir le presbytère jusqu'à la fin du XIXe siècle : un bâtiment modeste, sans doute typique des cures de campagne normandes. Le presbytère tel qu'on peut se le représenter jusqu'en 1888. 1888 : le premier agrandissement En 1888, le conseil municipal décide d'agrandir le bâtiment qui double alors de taille pour prendre une silhouette qui nous est un peu plus familière. Les travaux sont terminés en mai 1890. Le bâtiment après les travaux de 1888-1890 : sa taille a doublé. Début 1900 : l'extension latérale Au début des années 1900, il sera à nouveau ajouté une partie sur le côté droit du presbytère. Ce bâtiment servira d'atelier de rentrayage dans les années 1920 à 1925 : le rentrayage consistait à réparer à l'aiguille les imperfections et défauts du tissu sortant des usines textiles. L'ensemble du bâtiment gardera cet aspect jusqu'en 2005. Après l'ajout de la partie latérale au début des années 1900. 1968-1969 : le presbytère devient mairie En 1968, le conseil municipal décide de remettre la grande salle en état et de la transformer en mairie. La nouvelle place de la mairie est aménagée et en 1969, la mairie quitte le bâtiment de l'école communale pour emménager dans ses nouveaux locaux. Jusqu'en 1978, les locaux seront partagés entre la mairie et le logement de fonction des instituteurs. Dans les années 1980, la mairie finira par occuper tout l'espace et un atelier municipal sera créé derrière la bâtisse. La mairie dans son état intermédiaire, entre la transformation de 1969 et l'extension de 2005. 2005-2007 : l'extension moderne C'est en 2004 que le conseil municipal décide de l'extension des locaux. Les travaux démarrent en mars 2005 et se terminent en novembre. Les nouveaux locaux seront inaugurés officiellement en mai 2007 en présence des sénateurs Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski, du député François Loncle, du conseiller général Daniel Leho et du président de la communauté de communes Pierre Cauchye. Coupe du ruban lors de l'inauguration officielle des nouveaux locaux, mai 2007. La mairie une fois l'extension achevée. La mairie aujourd'hui Aujourd'hui, la mairie de Saint-Didier-des-Bois est régulièrement fleurie et entretenue avec soin. Les élus vous y accueillent aux horaires d'ouverture pour vos démarches et échanges. La mairie de Saint-Didier-des-Bois telle qu'elle apparaît aujourd'hui. Contacter la mairie → Horaires, coordonnées et formulaire de contact sur la page contact.
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BâtimentLa bibliothèque
Les personnes qui habitent la commune depuis plus de 30 ans se souviennent de cette bâtisse en tant que maison d'habitation de M. et Mme Bernard Lenormand, bouchers à Saint-Didier-des-Bois. Face à celle-ci, à l'actuel emplacement des conteneurs à verre et à papier, se trouvait le local qui leur servit longtemps de vétuste magasin de boucherie, puis d'atelier de fabrication. Une construction neuve, perpendiculaire et contiguë à la première bâtisse, fut ajoutée dans les années 80. Munie d'une grande vitrine en façade et d'un étal, ce fut le nouveau magasin. La bibliothèque telle qu'elle est aujourd'hui après rénovation. Une ancienne boucherie tombée à l'abandon Quand le couple Lenormand partit à la retraite, faute de trouver des repreneurs pour le commerce, celui-ci fut mis en gérance. Plusieurs bouchers se succédèrent, mais aucun ne parvint à conserver ou à reprendre la nombreuse clientèle du couple propriétaire des lieux. L'ensemble tomba donc doucement à l'abandon, jusqu'au jour où la mairie reçut une réponse positive à son offre de reprise des lieux, en vue de créer une maison des associations et un atelier municipal. Les travaux de rénovation La boutique et l'atelier de fabrication furent rasés. La maison d'habitation, après d'importants travaux de réfection et de transformation, prit alors l'aspect qu'elle offre aujourd'hui. Démolition de l'ancienne boucherie et de l'atelier de fabrication. Le site est dégagé pour laisser place à la future extension municipale. Terrassement du terrain et préparation des fondations. Reprise du gros œuvre sur la maison d'habitation existante. Percement des ouvertures et reprise de la charpente. Second œuvre : plâtres, cloisons et réseaux. Mise en place de la nouvelle distribution intérieure. Aménagement des espaces intérieurs de la future bibliothèque. Finitions intérieures : peintures et menuiseries. Aménagement de la salle principale, future bibliothèque municipale. Ravalement et finitions extérieures. La façade a retrouvé son cachet, les toitures sont refaites. Le bâtiment achevé, prêt à accueillir bibliothèque et associations. L'ancienne maison d'habitation est aujourd'hui devenue la bibliothèque municipale et abrite également plusieurs activités associatives de la commune. Voir la bibliothèque aujourd'hui → Horaires d'ouverture, programme des animations et contact sur la page bibliothèque.
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